Alimentation et exercice

19 septembre 2016

Alimentation et activité physique : privilégier le partenariat

La population suisse en âge de voter garde un grand intérêt pour les thèmes touchant à l’alimentation et l’activité physique. L’orientation des comportements alimentaires doit passer avant tout par l’information et la sensibilisation, et non par des impôts et des lois. Aux yeux des citoyens, l’information est la clé d’un mode de vie sain. Dans la lutte contre le surpoids, la responsabilité individuelle prime clairement les mesures étatiques. Comme lors des deux premières éditions du sondage, les citoyennes et citoyens suisses estiment être en mesure de prendre leurs décisions de consommation en toute autonomie. Tels sont les principaux résultats du 3e sondage Alimentation et activité physique.

On con­state que les valeurs des per­son­nes inter­rogées restent glob­ale­ment sta­bles sur les trois dernières années. Les Suissess­es et les Suiss­es s’intéressent tou­jours beau­coup au thème touchant à l’alimentation et à l’activité physique (88 %). Ce con­stat peut tout à fait être com­pris comme un signe témoignant du bon degré d’information con­cer­nant les thé­ma­tiques rel­e­vant de ce domaine. 80 % des per­son­nes inter­rogées esti­ment que l’orientation des com­porte­ments ali­men­taires doit pass­er non par des impôts et des lois, mais essen­tielle­ment par l’information et la sen­si­bil­i­sa­tion. Ce n’est guère éton­nant, vu que 82 % des con­som­ma­teurs esti­ment être bien, voire très bien infor­més sur les ques­tions quo­ti­di­ennes touchant à l’alimentation et à l’activité physique. Le fort attache­ment (75 %) à l’étiquetage de la valeur nutri­tion­nelle de référence con­tribue sans aucun doute large­ment à ce bon niveau d’information.

Pour cette 3e édi­tion, les points-clés du sondage demeurent ain­si la respon­s­abil­ité indi­vidu­elle et l’information/sensibilisation sur les ques­tions touchant à l’alimentation et à l’activité physique. Les Suissess­es et les Suiss­es rejet­tent tou­jours claire­ment tout impôt répres­sif ou autres inter­ven­tions éta­tiques.

Ce 3e sondage con­firme que la respon­s­abil­ité indi­vidu­elle et l’information restent les com­man­de­ments majeurs pour les citoyens suiss­es, qui voient néan­moins dans le monde poli­tique et le secteur des den­rées ali­men­taires des acteurs essen­tiels. Ce con­stat reflète assuré­ment le souhait tou­jours plus large des con­som­ma­teurs de voir ces acteurs s’engager plus résol­u­ment dans la pro­mo­tion d’un mode de vie sain. Le con­seiller nation­al Lorenz Hess abonde dans ce sens : « Le sport et la diété­tique, par exem­ple, devraient occu­per davan­tage de place dans le pro­gramme sco­laire. Pour­tant, ces enseigne­ments sont sou­vent bif­fés. C’est regret­table car on manque ain­si une chance unique de trans­met­tre aux enfants le goût du mou­ve­ment et les con­nais­sances de base en matière d’alimentation. »
Poli­tique et économie, les deux acteurs doivent agir. Il appa­raît dès lors peu judi­cieux que l’État intro­duise un impôt sur le sucre. Pour favoris­er un mode de vie sain, la pop­u­la­tion suisse priv­ilégie le parte­nar­iat à la con­fronta­tion entre économie et poli­tique ; 90 % des con­som­ma­teurs souhait­ent que l’État s’engage dans des parte­nar­i­ats publics-privés avec les entre­prises pour pro­mou­voir de bonnes habi­tudes ali­men­taires (+7 % par rap­port à 2015).

L’État n’est plus vu comme un acteur omnipo­tent qui doit porter seul les thèmes de préven­tion. Les votants inter­rogés veu­lent une approche nuancée, à l’enseigne du parte­nar­iat, et non de la con­fronta­tion.

Le 3e sondage Ali­men­ta­tion et activ­ité physique four­nit de pré­cieuses infor­ma­tions à la branche des bois­sons rafraîchissantes : aux yeux des citoyens inter­rogés, l’offre diver­si­fiée de l’industrie des den­rées ali­men­taires peut con­tribuer à une ali­men­ta­tion équili­brée (78 %). En offrant un choix var­ié de pro­duits, un large éven­tail de quan­tités, des bois­sons pau­vres en calo­ries ou sans sucre, la branche prend ses respon­s­abil­ités. Mais le con­som­ma­teur est très cri­tique vis-à-vis de l’utilisation des arômes et des édul­co­rants arti­fi­ciels (84 %). Il est donc néces­saire pour la branche d’établir la con­fi­ance et de con­va­in­cre par la qual­ité.
Le 3e sondage Ali­men­ta­tion et activ­ité physique a été réal­isé par gfs.bern sous la forme d’une enquête représen­ta­tive pour le Groupe d’information Bois­sons rafraîchissantes.

 

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